Nouveau format, nouvelle ambition : la Piscine de Demain (PDD) lance le premier Congrès de la piscine publique, les 7 et 8 décembre prochains, en plein coeur de Paris, à deux pas de la tour Eiffel. Un événement pensé pour réunir un maximum de décideurs publics et d'acteurs privés, dans un cadre à la fois chic, accessible... et fidèle à l'ADN convivial de PDD. Rencontre avec Arnaud Volpilière, président de l'organisation.
Deux jours de rencontres qualifiées entre collectivités, décideurs et partenaires, avec une ouverture à l'international
Pourquoi ce choix d'un nouvel événement, et pourquoi Paris ?
Parce que l'accessibilité, pour nous, c'est un enjeu majeur. On voulait un lieu que n'importe quelle collectivité de France puisse rejoindre facilement, en train, en avion ou en voiture. On a sélectionné plusieurs hôtels, avant d'arrêter notre choix sur un établissement juste à côté de la tour Eiffel : le prestigieux Novotel Paris Centre Tour Eiffel****. Ce n'est pas un hasard : c'est central, c'est hyperaccessible, et ça donne un vrai côté attractif, notamment pour ceux qui voudraient venir le week-end qui précède l'événement ou rester une journée de plus pour visiter Paris, en décembre, et profiter des vitrines décorées des grands magasins et des illuminations de Noël.
Un mot sur le format : ce n'est pas un colloque classique...
Non, c'est un format "résidentiel" sur 2 jours, que nous souhaitons organiser chaque année, toujours en décembre et toujours à Paris. Tout le monde est logé sur place. C'est ça, l'originalité : pas besoin de repartir en fin de journée ; on peut se changer, souffler, et surtout, passer du temps ensemble le soir. Ça change tout niveau confort et niveau échanges. Mais attention, ce n'est pas un remplacement des colloques nationaux : c'est un "plus". On passe simplement de 2 colloques annuels à un seul, et ce congrès vient s'ajouter au programme de nos évènements PDD.
L'objectif ? Renforcer les échanges, favoriser les rencontres qualifiées, et créer davantage d'opportunités business en passant plus de temps avec les bons interlocuteurs, dans un cadre propice aux discussions concrètes et à l'avancement des projets en cours et à venir.
Est-ce qu'on va perdre l'esprit convivial des colloques avec ce nouveau format plus haut de gamme ?
Certainement pas, et c'est un point sur lequel je veux insister. Notre ADN, c'est la convivialité. Nos événements, les gens y prennent du plaisir, c'est du concret : un cadre décontracté, du bon vin, des langues qui se délient, des rencontres constructives, des projets aquatiques qui avancent... Ce n'est pas parce qu'on monte en gamme qu'on veut perdre ça, bien au contraire, on veut vraiment préserver cet esprit qui caractérise nos évènements depuis tant d'années.

Les rencontres et échanges professionnels au coeur des événements organisés par La Piscine de Demain
Et les stands - une valeur sûre des colloques PDD - seront bien maintenus ?
Évidemment. Le côté stand plaît énormément, donc on le garde. On aura des rendez-vous en face à face préprogrammés et qualifiés, en plus des espaces d'échanges plus spontanés, comme sur nos colloques habituels. On sait que certains partenaires sont moins à l'aise pour aller vers les gens spontanément ; avec des rendez-vous bien qualifiés, où il y a un vrai matching entre le besoin d'une collectivité et l'offre d'un partenaire, tout le monde est plus efficace, et repart avec la certitude d'avoir réussi son évènement.
On imagine que ce niveau a un coût. Comment vous gérez ça ?
On a un droit d'accès qui est très, très raisonnable par rapport à ce qui se pratique ailleurs sur ce type de format. C'est vrai, le prix est un peu plus élevé pour nos partenaires qu'un événement classique - parce que les nuitées sont comprises, il y a un repas supplémentaire que nous finançons, et on loue un hôtel 4 étoiles en plein centre de Paris -, mais on reste largement en dessous des tarifs pratiqués sur des formats comparables. C'est important pour nous que ce type d'événement reste accessible à tous.
Qui sera présent, et est-ce que le profil des participants va changer ?
On espère faire évoluer un peu la fréquentation. Sur les colloques classiques, on a beaucoup de directeurs de piscine et quelques directeurs de services et élus au sport, mais ce n'est pas la majorité. Là, on vise davantage de décideurs - maires, élus, directeurs généraux des services, directeurs des sports, directeurs des services techniques... -, des acteurs publics capables d'indiquer un vrai timing et un vrai budget sur un projet et de faire des choix sur des orientations concrètes. C'est une demande de certains de nos partenaires, qui veulent rencontrer des interlocuteurs en capacité de prendre des décisions.
Comment la piscine publique se définit-elle aujourd'hui dans d'autres pays, et surtout, comment s'y prépare-t-on pour demain ? Quelles inspirations et quels enseignements pouvons-nous en tirer pour faire évoluer notre secteur en France ?
Un mot sur les prochaines étapes ?
On vise entre 350 et 450 participants, avec un équilibre soigné entre collectivités et partenaires : pas question d'avoir trop de partenaires par rapport aux collectivités, sinon le matching ne fonctionne plus. On appelle systématiquement chaque collectivité qui s'inscrit, pour bien cerner ses besoins avant le jour J. C'est du travail en plus, mais c'est ce qui nous permet de ne quasiment jamais nous tromper sur les rendez-vous en face-à-face que nous organisons.
Un premier pas vers l'international
Nouveauté de taille pour cette première édition : l'ouverture à l'international. Le deuxième jour, l'après-midi sera consacré à un workshop réunissant des représentants de piscines publiques de plusieurs pays, invités à présenter leur façon de gérer en matière de technologie, d'accueil du public ou d'offre aquatique.
La traduction simultanée est d'ailleurs un vrai défi technique, assumé par PDD. Objectifs : combler un manque de connaissances concernant les bonnes pratiques hors de nos frontières, et permettre aux partenaires intéressés par les marchés étrangers d'explorer ce potentiel. Une première dans ce type d'événement dédié à la piscine publique, que PDD compte bien reconduire si l'essai est concluant.

